![]() |
![]() |
![]() |
|
|
|||||
Pour lassociation internationale pour létude de la douleur (IASP 1976): « La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire existant ou potentiel ou décrite en terme d'un tel dommage » Il sagit donc dun phénomène pluridimensionnel qui comprend : - Une composante sensorielle qui correspond au codage du message nociceptif : localisation, durée, caractères spécifiques liés au mécanisme physiopathologique. - Une composante affective, émotionnelle qui dune simple anxiété en douleur aiguë peut se traduire par un état dépressif en douleur chronique. Cette composante émotionnelle est dépendante de nombreux facteurs : facteurs comportementaux qui vont dépendre de lenvironnement culturel, familial, de la personnalité, de lâge. facteurs cognitifs qui sont liés à la compréhension de la douleur, à sa signification pour le malade, à lattention prêtée à cette douleur(rôle de lattention et de la distraction) Les expériences antérieures vont avoir également des conséquences majeures, (indépendamment de laspect cognitif), les douleurs physiques ou psychiques laissent une empreinte dans le système nerveux et ceci est particulièrement net en douleur chronique (antécédents fréquents dinterventions chirurgicales, de deuils, de séparations, de problèmes sociaux, etc) Enfin cette définition nous rappelle que les douleurs sans lésion organique identifiable sont de vraies douleurs et quil faut les reconnaître en tant que telles (cest le cas des douleurs idiopathiques, des douleurs psychogènes et de certaines douleurs neurogènes). La composante émotionnelle de la douleur induit parfois une certaine résistance de notre part dans la prise en charge de certains patients et nous avons parfois tendance, quand elle est au premier plan, à considérer que le patient exagère, quil na peut-être pas une douleur réelle. La définition de lIASP nous incite au contraire à toujours croire ce quannonce notre malade. Ce modèle pluridimensionnel savère très opérationnel dans les prises en charge. Les connaissances de physiologie sont un argument de plus en mettant bien en évidence le rôle constant du système limbique - centre des émotions - dans les phénomènes douloureux ce qui en fait un centre de la douleur au même titre que certaines aires du cortex somatosensoriel (travaux de C.Bushnel en IRM fonctionnelle, 1999 Université Mac Gill, Montreal) . En conclusion faisons confiance à nos malades, évaluons leur douleur et ne négligeons pas les événements de leur vie qui peuvent avoir un rôle dans cette douleur. Mieux comprendre nos patients améliore presque toujours la qualité de notre prise en charge. E. Farges oct 2001 |
|
VIH / SIDA - Maladies infectieuses et tropicales - Toxicomanie - Soins palliatifs - Cancérologie - - Maladies métaboliques - Gérontologie - Pneumologie - Informations CHIV91-94 - Email - |