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CANICULE : UN SEISME THERMIQUE
Rappelez-vous
Vous étiez en vacances. Comme s'il s'agissait d'une guerre, les
communiqués tombaient les uns après les autres plus inquiétants
à chaque fois, de sorte que devant l'ampleur du nombre des victimes
de la vague de chaleur on avait un vague doute. Et si les chiffres mentaient
? Hélas non et c'est bien 15000 victimes qui ont payé de
leur vie le passage de la vague de chaleur en France.
Laissons de côté les polémiques des uns et des autres
et attachons nous aux faits, rien qu'aux faits à partir du rapport
de l'Invs.
Vague de chaleur
Qu'est-ce qu'une vague de chaleur ? On utilise les paramètres météorologiques
telles que les moyennes, minima,maxima, impact du vent, le niveau des
rayonnements mais il faut également tenir compte de l'exercice
physique des personnes, de leur habillement et de l'adaptation physiologique.
Les indices biométriques ont été également
construits en combinant d'autres paramètres à la température.
Cependant on se heurte encore à la difficulté de définir
la canicule alors que vague de chaleur a reçu un consensus mais
d'une façon générale on admet qu'il s'agit du maintien
de fortes températures d'une durée supérieure à
48 heures. Mais quelles températures ? Quoiqu'il en soit au plan
physiologique l'organisme réagit de façon directe , l'extrême
étant le " coup de chaleur " urgence médicale
rapidement mortelle.
Déjà en 1976 on avait étudié l'impact de cette
chaleur sur la mortalité qui avait monté de 30% par rapport
aux trois années précédentes.
Les causes de cette mortalité sont soit le coup de chaleur lui-même
soit la décompensation de pathologies pré-existentes (cardio-vasculaire,
pulmonaire, rénale,neurologique). Le délai d'apparition
des signes de gravité ou de la mort sont brefs de l'ordre de 24
à 48 h.
Cependant le sétudes faites donnennt à ce sujet des résultats
discordants puisque certaines montrent une surmortalité alors que
d'autres alors que d'autres notent une sous-mortalité dans les
semaines qui suivent. Les personnes décédées pendant
étant la manifestation d'une morbidité plus élevée.
Relation entre mortalité et température
Une courbe en U montre qu'à une température optimum correspond
une mortalité minimale et que ce seuil de température est
d'autant plus élévé que la latitude est basse.
Mais il faaut tenir compte de facteurs aaggravants tels la prise de diurétiques,
de neuroloptiques, anticholinergiques, les maladies mentales, la drogue,
l'alcool ainsi que l'isolement et la perte d'autonomie aggravent la situation.
L'hzabitat entre pour une part importante dans le risque de décès
ainsi que les fcateurs environnementaux par l'existence d'ilôts
de chaleur dans les grandes villes et ce d'autant qu'elles sont éloignées
de la mer, qu'elles sont pus étendues. La taille de l'appartement
et sa température, de même que la ventilation, entrent en
compte.
Disparité entre les villes
Les études ont montré une disparité
importante entre les villes de grande taille et 13 d'entre elles ont été
passées au crible. On s'aperçoit que le nombre des décès
est variable.
En 2003 la température maxima est plus élevée de
2° que celle des trois années précédentes de
canicule(1976/1983/1994) et que la minimale a été de 3.5°
plus élevée que la moyenne des années allant de 1950à1980.
mais cet élévation thermique est inégalement répartie
sur le territoire avec +6.7° à Paris, +4° à Lille,
+7.4° à Dijon et de 5.6 à Rennes.
Indices de mortalité
En se fondant soit sur les données
de l'état civil à partir desquelles un différentiel*
à été établi permettant de calculer la surmortalité.
On observe dans 7 grandes villes une surmortalité entre le 1°
et le 15 août avec une montée à partir du 6 août
et un pic désormais connu du 10 au 13 août. Une décroissance
rapide à partir du 15 août. Cette courbe est parallèle
à celle de la température.
Interventions sanitaires
Le suivi sanitaire n' a été établi
qu'à partir du 11 août à Paris, Nice, Bordeaux, Lille,
Marseille chez les pompiers, les samu, sos médecins, sau. Ce suivi
porte sur le chiffre quotidien des interventions,les raisons , l'âge
du patient,hospitalisation ou non et décéès ou non.
Globalement la courbe comparée à celle des périodes
de suivi du 25 mai 1999à 2003 permet de constater une augmentation
perticulièrement nette à Paris avec un pic le 13 août
et un retour rapide à la normale en 48 heures.
Les étiologies étaient cardiaques, malaises avec un tribut
très lourd payé par les plus de 65 ans. Une disparité
a été observée dans les différents samu puisque
78 et 93 ont été très sollicité alors 13 et
59 on fait face à moins d'appels.
Les demandes pour difficultés respiratoires ont duré jusqu'au
20 août.
Intérêt des dispositifs d'alerte
Les données fiables doivent servir de base à la mise en
place d'un dispositif d'alerte. Elles ont montré leurs efficacité
aux USA et au Canada suite à la canicule de 1995 dont ces pays
ont tiré le sleçons. En 1999 en eftte lors de la canicule
dans l'est du pays cette année là on a déploré
67% de décès chez les plus de 65 ans contre 73% en 1995.
Les personnes les plus pauvres ayant été moins touchées
que les autres (55% en 1995 contre 70% en 1994).
Des mesures simples :
Ouvertures des lieux climatisés prolongée, piscine fermées
plus tard,installation de climatisation plus nombreuses, appel aux bénévoles,
information tout azimut.
Les mesures
Anticiper le dispositif de mise en place de
l'alerte.
Informer en temps réel du nombre des interventions des services
d'urgence et de la mortalité.
Alerte météo suffisamment précoce.
Identification des dangers pour la santé des personnes.
A domicile une enquête est en cour, cas témoins pour les
plus de 65 ans à Paris, Tours, Orléans et dans le Val de
Marne.
En institution, installation de pièces climatisées (pour
combien de personnes, qui va payer ?)
Recours aux bénévoles saisonniers comme le réclame
les directeurs d'établissements ce qui pourrait créer 25000
emplois.
Sources Invs impact sanitaire de la vague de chaleur
d'août 2003 : premiers résultats et travaux à mener
BEH/45/46/2003 du 25 novembre 2003
Le plan canicule de l'AP-HP POUR 2004.
Il a été dévoilé récemment
et concerne l'ouverture de 17700 lits cet été sur 22000
lits totaux.
La prise des congés du personnel sera plus
largement étalée.
Engagement de 140 postes non médicaux (infirmiers
et aides-soignants), 56 postes de médecins ceci dans le cadre du
plan urgence publié en septembre 2003 et doté de 150 millions
cette année.
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