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On ne peut raisonner qu'à l'échelle de la planète et les chiffres montrent que l'écart se creuse entre les pays riches et les pays pauvres. On estime actuellement que : - 58 millions de personnes ont été atteintes dans le Monde depuis le début de l'épidémie. - 17 millions de personnes sont décédées du sida depuis le début de l'épidémie dont 95% proviennent des pays en voie de développement. - L'Afrique sub-saharienne recense à elle seule 70% du total pour une population qui ne représente que 10% de la planète. - Le Sud-Est asiatique est la deuxième région a forte prévalence. - On note depuis 1999 une montée dans les Etats Indépendants issus de l'URSS. En France : 51 521 cas de Sida ont été déclarés depuis le début de l'épidémie. 23 000 vivent encore. Dans notre pays le mode de contamination est hétérosexuel surtout qui représente 41 % des cas diagnostiqués pour 29% des homo-bisexuels et 16% des usagers de drogues. Les femmes représentent 46% et les hommes 56%. On note une forte représentation de cas chez des résidants provenant de l'Afrique subsaharienne et des Caraïbes. Depuis 1996, la baisse du nombre de nouveaux cas de sida diminue (moins 44% en 1996 contre 13% en 1999). Durant cette même période le nombre de décès a diminué de 62% entre 1996 et 1997. Certaines populations sont cependant moins dépistées. Il en est ainsi les étrangers domiciliés en France qui sont deux fois plus touchés que les français. Cette activité de dépistage est cependant élevée dans le pays avec trois millions de tests effectués en 1998. La part des groupes de transmission est la suivante :
Cas des Caraïbes Le taux de prévalence la situe au 2è rang mondial avec 1.96% juste derrière l'Afrique Subsaharienne. La contamination hétérosexuelle y est prédominante et parmi les adultes 40% sont des femmes. En Guyane Loin de nous certes mais française la Guyane n'est pas épargnée par l'épidémie qui sévit en Amérique du sud. Les conduite à risque y sont nombreuses et les programmes de prévention sont en cours pour inciter aux changements de comportement. Le taux d'incidence dans les DOM-TOM est sept fois plus élevé que celui de la métropole. Entre janvier 2001 et mars 2002 les départements d'outre-mer ont enregistré 17.09 nouveaux cas/100000 habitants contre 2.47 en métropole. La Guyane est la plus touchée avec un taux de 43.8/100000 habitants (18 fois le taux métropolitain). rapport du CNS
DE QUOI MEURENT LES PATIENTS SEROPOSITIfS? Depuis l'arrivée des traitements antirétroviraux hautement actifs en 1996 on observe une baisse de la mortalité générale chez ces patients.Mais les régistres de décès ne permettaient pas d'en connaître les causes précises. C'est pourquoi une enquête a été menée en 2000 sur la mortalité au cours de cette maladie avec la participation des médecins hospitaliers universitaires concernés, par le biais de relevés trimestriels de décès pour cette seule année.Dans un deuxième temps un questionnaire standardisé décrivait les pathologies et les caractéristiques sociales des patients dont la précarité. La cause initiale du décès était établie par le Centre d'Epidémiologie sur les causes médicales des décès. Sur 64000 malades 964 sont décédés et 924 dossiers ont été documentés. l'âge médian est de 41 ans, 30% n'étaient pas encore au stade Sida, 32% avaient un taux de CD4>200/mm3 et 33% vivaient de façon précaire. Les causes initiales de mortalité:
Parmi les cancers on note:
Les causes cardiovasculaires: les coronaropathies ischémiques et les accidents vasculaires cérébraux (67 décès). Les causes bactériennes: le pneumocoque et les autres infections pulmonaires. Les causes iatrogènes représentent 2%. Au total on constate que les malades toxicomanes meurent du Sida (16%) moins que les patients atteints de façon sexuelle et que l'on meure plus dans les DOM-TOM qu'en métropole. Pour 18% des patients décédés l'infection datait de moins de 6 mois. Les décès par cancer (non liés au sida ou à l'hépatite C) atteignent plus les personnes plus âgées. les patients décédés d'hépatite C étaient à la fois concommateurs excessifs d'alcool et tabagiques. Un patient sur deux décède donc du sida avec deux phénomènes distincts: 1- dans un cas sur 5 le diagnostic était récent datant de moins de 6 mois et dans ce contexte une stratégie de dépistage et de traitement doit être dirigée vers les personnes nées à l'étranger, ceci au niveau international. 2- Pour les patients plus anciens on observe un taux de mortalité par lymphome malin non Hodgkinien élevé sans tendance à la diminution depuis 1996. D'autre part la mortalité par cancer, VHC, et maladies cardiovasculaires incite à porter les efforts vers des actions de prévention sur le tabac, l'alcool et améliorer les stratégies de dépistage précoce des hépatites virales et des cancers. sources BEH:17/2004
AFRIQUE SUBSAHARIENNE
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