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Infection à vih/sida > SIDA et migrants

MIGRANTS : UN TIERS DES NOUVEAUX CAS DE SIDA EN FRANCE
Les migrants représentent 30% des nouveaux cas de sida. C'est ce qui ressort des données au 30 septembre 2000 publiées par l'Institut de veille sanitaire. La population étrangère qui représente 6% de la population de la France compte 15% de sida . Les nouveaux cas dans cette population sont passée de 15% en 1996 à 28% en 2000 particulièrement dans la population d'Afrique sub-saharienne. En 1998 l'incidence était de 29/Mille chez les Haîtiens,11.5 /mille dans la population sub-saharienne, 1.4 pour mille chez les originaires d'Afrique du Nord, 0.87/Mille chez les asiatiques, 0.85/Mille chez les français. Localisés pour 65% d'entre eux en Ile de France,10% dans les DOM-TOM et 5% en région PACA. 26%sont des femmes (30% parmi les nouveaux cas) contre 17% chez les français. Dans 52% des cas il s'agit de contamination hétérosexuelle (89% chez les immigrés d'Afrique sub-saharienne, 91% chez les Haïtiens). La connaissance de leur statut sérologique laisse à désirer puisque 46% ne le connaissent pas AU au moment du diagnostic contre 25% des français.


SIDA AU LIBAN
Tout reste à faire " La situation libanaise est catastrophique et va s'africaniser " s'insurge le Pr.Jacques Mokhbat, Président de la Société Libanaise des Maladies Infectieuses, fondateur de l'Association Libanaise de Lutte contre le Sida et enseignant à l'Université de Beyrouth. Dans ce pays où la santé est en jachère, l'épidémiologie du Sida est à créer, aucun centre de dépistage anonyme ne fonctionne , le suivi psychologique des personnes atteintes et de leur famille est inexistante, seuls quelques test phénotypiques sont possibles. De plus les médecins n'ont à leur disposition qu'un seul inhibiteur de protéase et quatre nucléosidiques . Le recours aux génériques leur est interdit sous peine de se voir refuser les aides nécessaires à la recherche et aux participations aux rencontres scientifiques et Congrès. Les médicaments sont taxés à leur entrée sur le territoire. Le Pr.Mokhbat achète même sur les fonds propres de son Association des médicaments pour certains cas évolués de ses patients. Peut -on dans ces conditions accepter les chiffres communiqués par ce pays qui ne fait état que de 613 cas déclarés depuis le début de l'épidémie, de 30 nouveaux cas annuels dont 53.3% d'hétérosexuels (associant usagers de drogues intra-veineuses et hétérosexuels) ; 6,4% de bisexuels ;9.6% d'homosexuels. Une tâche importante est entreprise avec l'aide de ONUSIDA et de l'OMS pour la prévention du Sida et des MSTchez les prostituées libanaises, Ethiopiennes, Sri Lankaises, Marocaines. En revanche il semble exister quelques réticences chez celles liées aux réseaux de prostitution en provenance des pays de l'est. Selon le Pr Mokhbat une explosion de la maladie chez les homosexuels est à craindre puisque seuls une minorité privilégiée d'entre aux possède les moyens de se faire soigner à l'étranger. (Le Journal du Sida ; octobre2001).


AU MAROC LE DEPISTAGE ANOMYME ET GRATUIT S'INSTALLE
Le premier centre ouvert en 1992 grâce à l'Association de lutte contre le Sida (ALCS) à Casablanca est celui qui fonctionne le mieux. Il a été suivi de sept autres qui connaissent de grandes difficultés financière ne permettant pas de payer les médecins qui y pratiquent et qui exercent donc bénévolement. La demande est de plus en plus forte dans la population (+ 182% en 1999). Une étude menée sur deux ans à Casablanca a dressé le profil type du malade. Sujet jeune âgé de 27 ans, illettrés pour 23% d'entre eux. 1180 tests ont été effectués dont 704 à Casablanca 1.7% d'enter se sont révélés positifs. En 1999 165 nouveaux cas ont été répertoriés et le CIDAG de Casablanca représente 7% du diagnostic des sida ans ce pays. Mais un gros travail est à faire en amont puisque la plupart des malades dépistés le sont au stade sida. Les coûts liés à l'achat de matériel sont à la charge du secteur privé et associatif encore balbutiant voir avec l'aide du Japon qui a permit en 1995 d'équiper 5 centres en matériel et le coût imputable aux tests est supporté par le ministère de la Santé.


CAMEROUN : LA MEFIANCE DU DEPISTAGE
On ne trouve pas dans ce pays d'association qui encouragent au dépistage considéré comme un aspect marginal de la lutte contre le Sida. Pourtant le fléau commence a entre comme partie prenante dans la vie quotidienne. Lors de la Journée mondiale du Sida de 1999 seules 1500 personnes ont subit un test malgré la gratuité. Les populations qui sont testées sont les conjoints de malades, ceux qui veulent avoir des rapports non protégés mais en fait nombreux sont ceux qui admettent avoir des comportements à risque malgré les campagnes médiatiques et les décès dans la famille imputables au sida. La population se méfie car des test sauvages sont parfois effectués au niveau des ambassades avant de délivrer un visa et lors des contrat d'embauche. La confidentialité de façade se trouve trahie dans les faits. D'autant plus que les médecins se posent la question de la révélation de la maladie aux partenaires du malade, écartelés entre la confidentialité et le devoir d'assistance à personnes en danger. Un programme ambitieux est en projet qui se propose de créer dans chaque province un centre de dépistage et d'accroître chaque année de 10% la fréquentation de ces centres.


EN ASIE : SINGAPOUR, LA TRANSMISSION SEXUELLE DOMINE
189 nouveaux cas de VIH ont été recensés depuis janvier 2002 et leur nombre total s'élève à 1788. Il s'agit essentiellement d'hommes, Chinois pour la plupart contaminés par des prostituées.
Singapour a mis en place un programme de prévention du SIDA en partenariat avec les médecins du pays.
D'autre part, les travailleurs étrangers testés positifs au VIH sont refoulés du pays.
A noter que l'épidémie dans la région s'élève à 7 millions de personnes atteintes.

 


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